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La fabrication additive sur le front contre le coronavirus

Plusieurs fournisseurs de solutions de fabrication additive ont lancé des initiatives pour contribuer à la lutte contre la pandémie qui affecte de nombreux pays au monde et oblige plus de deux milliards de personnes à rester confinées chez elles. Cette réaction rapide et cette capacité d’adaptation sont des caractéristiques essentielles de l’impression 3D. Une démarche qui permet également de réduire les coûts par rapport aux moyens de fabrication classiques.

Stratasys vient ainsi de constituer une coalition d’entreprises et d’universités pour produire des écrans faciaux à l’aide d’imprimantes 3D. Une association qui compte maintenant plus de 150 membres, avec des noms comme Boeing, Toyota Motor Company, Medtronic, Dunwoody College of Technology, l’Université de Floride centrale et l’Université du Minnesota. La coalition devrait être en mesure de produire plus de 16 000 écrans faciaux, sans aucuns frais pour les bénéficiaires. Ces équipements sont constitués d’une visière imprimée en 3D et d’un écran plastique transparent couvrant la totalité du visage.

Une initiative créée par des internes en anesthésie-réanimation du Massachusetts General Hospital est aussi lancée sous le nom de CoVent-19 Challenge. Ainsi, les ingénieurs et les concepteurs sont appelés à contribuer au développement d’un respirateur pouvant être rapidement mis en œuvre. En Italie, l’impression 3D aide aussi à la production des composants pour les respirateurs. Milano Maker Lab et la société d’ingénierie Isinnova ont mis au point un prototype de valve de remplacement pour ces appareils fabriqués en PA12 par un spécialiste de la fabrication additive, l’AM Lonati SpA. Ce dernier a réalisé 100 pièces par jour pour un coût inférieur à 1 euro/unité et les a envoyées à un hôpital à Brescia. Renishaw participe lui aussi à cet effort, en produisant rapidement des composants avec ses capacités internes de fabrication additive, d’usinage et d’électronique.

Aux États-Unis, HP a activé un vaste réseau de fabrication numérique basé sur son procédé Multi Jet Fusion pour aider à concevoir, valider et produire des pièces essentielles (valves et filtres respiratoires, masques faciaux, etc.) destinées aux interventions médicales d’urgence.

La société Carbon mène le même combat avec son réseau de partenaires de fabrication sous contrat. Elle utilise sa technologie originale pour imprimer des pièces en polymère et ses spécialistes estiment que la fabrication additive aidera les utilisateurs à surmonter les défis des chaînes d’approvisionnement traditionnelles.
Spécialiste de fabrications rapides sur mesure, Protolabs fabrique des milliers de composants pour les kits de test de coronavirus en seulement 24 heures. La société anglaise travaille sur une nouvelle commande de production multi-moules pour un grand fournisseur de soins médicaux.

La fabrication additive démontre également ses capacités créatives dans d’autres domaines que le médical. L’entreprise belge Materialise a conçu par exemple, un dispositif qui permet d’éviter tout contact avec les poignées de porte et a mis gratuitement le fichier à la disposition des intéressés sur Internet.

Toutes ces possibilités ne présentent cependant qu’un certain nombre d’avantages qu’offre la fabrication additive. Les visiteurs du prochain salon Micronora, qui aura lieu du 22 au 25 septembre 2020, découvriront dans le Zoom consacré à la fabrication additive toutes ses performances : la rapidité, l’innovation, la capacité à fabriquer à la demande...

PLASTIFORM
DERNIER NUMÉRO PARU
Micronora informations N°152
Mai 2020
En couverture :
La fabrication additive (FA) fait ses preuves dans la recherche ainsi que dans de nombreux domaines industriels. Il lui reste à faire néanmoins, de nombreux progrès pour améliorer la qualité des pièces et la productivité des machines. Quant aux coûts, de nouveaux systèmes, commercialisés pour moins de 100 000 euros, mettent la fabrication additive métallique à la portée des PME. Ici des pièces produites avec la solution du constructeur espagnol Meltio qui s’installe sur une machine-outil ou un robot. Source : Meltio
En couverture :
La fabrication additive (FA) fait ses preuves dans la recherche ainsi que dans de nombreux domaines industriels. Il lui reste à faire néanmoins, de nombreux progrès pour améliorer la qualité des pièces et la productivité des machines. Quant aux coûts, de nouveaux systèmes, commercialisés pour moins de 100 000 euros, mettent la fabrication additive métallique à la portée des PME. Ici des pièces produites avec la solution du constructeur espagnol Meltio qui s’installe sur une machine-outil ou un robot.
Source : Meltio

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